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Association pour la Paix et les Droits de l'homme (APDH)

ATELIER DE FORMATION EN PSYCHO HUMAINE ET FONCIER A L’INTENTION DES COMMUNAUTES AUTOCHTONES, «LES BATWAS»

La communauté des peuples autochtones du Burundi, communément appelée « Batwa » vit, depuis longtemps, dans une pauvreté extrême et se trouve parfois dans de difficultés liées à leurs droits et par conséquent à leur développement intégral. Si l’APDH et ses partenaires locaux plus spécifiquement ADISCO et INADES FORMATION Burundi mettent un accent particulier sur leurs formation et sensibilisation, c’est qu’avant tout, un développement intégrale de ces communautés de BATWA n’est possible que si il repose sur le changement de mentalités et l’acquisition des connaissances de leurs sujets afin qu’ils connaissent leurs droits et sachent les défendre pour aller de l’avant et se hausser au niveau de leurs compatriotes.

Cette formation de trois jours (du 31 Aout au 02 Septembre 2021) ciblait deux communautés des collines MIHIGO et KIRIMBA de la commune Busiga, Province Ngozi. Ces 30 participants (15 par colline) ont suivi une formation simplifiée mais holistique sur différents thèmes importants de la vie de tous les jours.

Le premier jour de la formation s’est beaucoup plus focalisé sur comment penser, stimuler, créer et faire progresser un développement intégrale et durable dans leurs communautés surtout dans le domaine agricole.

Les communautés autochtones sont marginalisées depuis des années sur divers plans de la vie nationale et le plus frappant est l’accès à la terre, la plupart n’ont pas de terres  lui appartenant malgré le contenu des textes nationaux et internationaux ; dont par exemple l’article 36 de la constitution du Burundi et 17 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui disent que : « Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété », ce qui de droit, ne se sert pas sur un plateau mais se réclame et cela par la personne qui y a intérêt.

Aujourd’hui, la plupart des communautés autochtones dont les Batwas ont des petits lopins de terres pour l’exploitation et l’habitation et pour la survie familiale et souvent sans droit de propriété. En plus, comme les autres Burundais ; cette communauté augmente du jour au jour et deviennent progressivement des citoyens sans terres, ce qui les freine à s’orienter dans l’agriculture alors qu’elle est la principale source  de production pour la plupart de la population burundaise.

En général, Il a été essentiellement question de « formation psycho humaine, l’initiation d’organisations paysannes fondées sur l’autopromotion, les exploitations familiales intégrées, le changement de mentalité et mode de vie de la communauté autochtone à s’organiser en association d’autofinancement,  et la construction d’un programme de développement basé sur l’homme et sur les opportunités »

Il est essentiellement de grande importance d’insister sur cet aspect car, ces communautés, une fois l’agriculture devenue leur bon point de départ, elles auront une base solide de développement dans d’autres secteurs.

Au deuxième jour de la formation, les facilitateurs ont formé les participants sur les initiatives à prendre, les attitudes et comportements à adopter pour un développement durable. Apres le partage sur des cas de réussites des individus, des associations et collectivités dans les domaines de l’entreprenariat agricole, les participants ont eu l’occasion de s’exprimer sur leurs propres initiatives à prendre à l’exemple de ces derniers et aux résolutions à mettre en pratique pour concrétiser les idées clés  de la formation.

Au terme de la formation, les deux communautés ont été sensibilisées sur le domaine foncier et les droits y relatifs ainsi qu’une petite introduction sur le code des personnes et de la famille.

Sur le foncier, Il s’agissait notamment de leur faire connaitre les modes d’acquisition des domaines fonciers au Burundi, leurs droits en rapport avec les domaines fonciers en leur possession, les étapes de la sécurisation foncière au sein du service foncier communal et l’octroi du certificat foncier, une grande preuve de possession légale des terres au Burundi. L’agent foncier communal de Busiga était présent à cet effet pour leur expliquer  et leur rappeler en quoi c’est important de faire enregistrer leurs propriétés foncières légalement. Il est hautement important sur ce point d’autant que nombreuses des communautés batwa au Burundi se voient le plus souvent expulsées des terres qu’ils occupaient depuis longtemps par l’administration locale parce qu’elles ne sont pas protégées par le code foncier du Burundi. Souvent, d’autres droits liés à la terre et aux domaines fonciers sont bafoués et cela entraine des conflits dans la société Burundaise, l’injustice et le sous-développement des communautés Batwa en général.

Sur le CPF, les participants ont été sensibilisés sur les procédures légales sur le mariage et des attitudes à adopter pour des bons foyers familiaux et le changement des habitudes dans la vie de touts les jours.

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CELEBRATION DE LA JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN

APDH, une association sans but lucratif né d’un club scolaire de droits humains, se veut contribuer pour le respect des droits de la personne humaine en général et de l’enfant en particulier. La journée internationale de l’enfant africain se célèbre avec cet esprit de sensibiliser sur, respecter et promouvoir les droits de l’enfant en général et de l’enfant africain en particulier.Cette année au Burundi, la journée du 16 Juin de cette année a été célébrée au niveau national et au niveau provincial au stade AGASAKA de Ngozi le jeudi, 24juin 2021 à partir de 10heures. Dans leurs mots d’adresse, les différentes autorités sont beaucoup plus revenues sur la nécessité de promouvoir, défendre et respecter les droits des enfants sous toutes leurs formes. Les jeux et pièces de théâtre joués étaient aussi porteurs de ce message dans leur intégralité.
 

Au niveau provincial, la célébration a eu lieu le jeudi, 24juin 2021 à partir de 10heures, au Stade AGASAKA de NGOZI.

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Appui et promotion de la réalisation des droits, la prévention et le règlement pacifique des conflits au bénéfice des populations vulnérables », APDH avait prévu une présentation du théâtre interactif par les élèves membres du CSDH abrité au Lycée de RUKECO.

Ce théâtre a été présenté lors de la célébration de la journée, ceci pour que les élèves contribuent, non seulement au changement des mentalités des communautés mais aussi  et surtout pour que ces élèves, jouissent de leurs droits en tant que sujets de droits, dans une communauté où l’équité et la justice sociale sont respectées. 

Plusieurs personnalités et organisations étaient présents pour la célébration, entre autre les autorités de l’administration provinciale, , le représentant de l’Administrateur communal de Ngozi, les Directeurs des Ecoles, le Président du forum provincial des enfants, le Président du comité de protection de l’enfant en province Ngozi, soit 12 participants et les autres acteurs intervenant en faveur de l’enfant en province de Ngozi dont Terre des hommes, Fondation stam, OIDEB, APRODEM-GIRIZINA, Eh ‘Ikirezi, Centre Giriteka et Croix Rouge. Des écoliers et étudiants des écoles primaires et secondaires de la ville de Ngozi étaient invitées et la célébration a commencée par un défilée par ces derniers.

Dans leurs mots d’adresse, les différentes autorités sont beaucoup plus revenues sur la nécessité de promouvoir, défendre et respecter les droits des enfants sous toutes leurs formes. Les jeux et pièces de théâtre joués étaient aussi porteurs de ce message dans leur intégralité.

A travers des jeux de rôle, le message était d’amener les parents et les autorités à comprendre les enjeux sociaux qui guettent la dignité des enfants et prendre des décisions allant dans le sens d’améliorer la protection des droits des enfants et à aider à ce que les enfants et jeunes deviennent eux-mêmes acteurs de changement dans leurs communautés.

Comme les festivités coïncidaient avec la journée spéciale dédiée aux enfants africains, il était prévu une séance de questions réponses par APDH sur les droits de l’enfant moyennant des prix à ceux qui auraient mieux répondu. Les questions ont été posées en public, les enfants qui ont mieux répondu ont reçus  différents prix qu’ils ont beaucoup appréciés. Ces derniers comprenaient des seaux, des savons de toilettes, des savons de lessive, des registres, des pagnes et un poste de radio pour le gagnant finaliste.