L’ASSEMBLEE GENERALE ELECTIVE 2020

Du bilan des réalisations dans le mandat écoulé

A la veille de l’évaluation annuelle de l’exercice 2020 et la planification annuelle des projets et des organes de l’organisation pour l’année 2021 qui bientôt débute, les membres effectifs de l’organisation ont siégé en date du 19 Décembre 2020 en Assemblée Générale(AG) comme l’exigent les textes fondateurs de l’APDH. Sur l’agenda ; l’élection d’un nouveau Représentant légal et son Comité Exécutif(CE) qui pour un mandat de 3 ans renouvelables une fois comme le précisent les mêmes textes.

Au sein de l’APDH, le CE a les pouvoir les plus étendus de gestion et d’administration et est l’organe d’exécution des décisions de l’Assemblée Générale(AG). Présents en ce jour étaient les mandataires et participants de plein droits émanant des sections NGOZI, MUYINGA, GITEGA, KIRUNDO, BUJUMBURA MAIRIE avec un quorum prescrit par les mêmes textes. Les réalisations des projets et des sections pour l’année 2020 ainsi que des organes dirigeants (Comité Exécutif et Conseil de Surveillance) pour le mandat écoulé telles que présentées respectivement par les représentants de ces derniers, parlent d’elles-mêmes pour faire preuve de grands succès.

Il s’agit d’un accomplissement majeur et l’avancement des programmes de l’APDH dans ses domaines d’intervention et sur des échelles différentes notamment les sensibilisations des masses sur la connaissance et le respect des droits humains dans les communautés ou les sections interviennent, le renforcement des capacités des partenaires, du staff et des membres de l’APDH dans les différents domaines y compris la création et l’encadrement des clubs scolaires des droits humains ainsi que l’accompagnement de nos groupes cibles surtout les plus vulnérables dans le processus de recours à la justice et la redynamisation des activités des domaines d’intervention.

De tels moments sont aussi pour l’APDH une belle occasion pour les membres de se poser et de poser des questions sur la vie de l’organisation et  de remettre en cause toute faible performance (s’il y en a eu) pour se préparer à y remédier et aller de l’avant.

De l’élection du nouveau Comité Exécutif

Trois candidatures étaient parvenues dans les délais au Conseil de Surveillance(CS), organe ayant dans ses attributions l’organisation des élections.

Au bout des élections, l’APDH est dotée d’un nouveau Comité Exécutif composé des membres suivants : Monsieur HAVYARIMANA Audace : Représentant Légal, Monsieur RUKIZINGABO Euphrem : Représentant Légal Suppléant, Monsieur NDAYISENGA Libère : trésorier, Madame BUZIBORI Béatrice : Secrétaire et Monsieur MUHETO Ananie: Conseiller.

Le cérémonial a été clôturé par l’allocution du nouveau Représentant Légal couronnée par des mots de félicitation, de remerciement et d’encouragement à tous les membres de l’APDH en général et aux organes dirigeants en particulier pour la conjugaison des efforts en vue de mieux répondre à la vision et Mission de l’APDH.

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C'EST LE 8 MARS ET NOS DAMES NOUS PARLENT …..

 

Chaque année depuis 1911 dans le monde et depuis quelques années au Burundi, les nations célèbrent la journée internationale de la femme. Cette journée est spécialement une occasion de célébrer les réalisations des femmes en termes d'avancées économiques, sociales et politiques des programmes donnés qui aident à servir l'humanité.

Nous ne pourrions probablement pas parler des réalisations des femmes du monde entier car elles sont plus que nombreuses et le contexte risque de nous échapper, mais nous pouvons parler pour des femmes burundaises. Dans le présent article, les femmes engagées chez APDH disent ce qu'elles pensent de la journée internationale leur dédiée pour cette année, ce qu'elle devrait représenter et comment elle devrait être fructueuse et historique pour l'humanité dans les années à venir.

Nous avons posé trois questions importantes à trois de nos femmes et membres du personnel et voici ce qu'elles avaient à nous dire sur le 8 mars.

Q1 : Pourquoi le 8 mars est-il si important pour vous ?

Selon Sylvana INAMAHORO, la responsable du suivi et Evaluation, le 8 mars, journée internationale de la femme, lui rappelle la lutte menée par les femmes pour leurs droits (droit de vote, droit à un traitement équitable au niveau des salaires, etc.), et la prise de conscience de la plupart des gouvernements dans la prise en compte du genre dans les programmes de développement des pays. Même si la lutte n'est pas totalement gagnée, les femmes ont déjà suscité des changements en leur faveur.

MUNKURIZE Diane, l’assistante comptable, semble également aller dans le même sens que la précédente. Elle déclare : "La Journée internationale de la femme est importante car c'est une journée de réflexion, d'évaluation et d'introspection. Nous devons réfléchir et analyser si les droits des femmes sont respectés ou non, et si nécessaire, formuler de nouvelles recommandations aux autorités compétentes..".

WIZEYIMANA Acquiline est juriste de terrain et travaille directement avec les femmes du milieu rural, les groupes marginalisés, les victimes d'injustices sociales et d'abus sexuels. Selon elle, il n'y a pas de travail exclusivement reconnu à l’homme sauf celui qui serait étroitement liée à la biologie. Le 08 mars doit être un moment crucial pour en finir avec les stéréotypes, les attributions et considérations sociales. Elle interpelle les femmes à prouver de leurs capacités », conclut-elle.

Q2 : Cette année, à qui/à quoi devrions-nous penser en célébrant la Journée internationale de la femme ?

Sylvana INAMAHORO nous rappelle d'abord le thème de cette année :« le leadership féminin, source de développement inclusif ». Ensuite, elle nous fait savoir à quel point le thème est lié aux défis auxquels les femmes sont confrontées aujourd'hui dans tous les domaines. Elle déclare : "Comme l'indique le thème choisi cette année, les femmes occupant des postes de décision doivent redoubler d'efforts pour valoriser davantage leurs paires. Elles doivent jouer pleinement leur rôle afin de rompre avec l'habitude de qualifier les femmes d'incapables. Chaque femme devrait y méditer en célébrant cette journée lui dédiée."

Mme Diane va concrètement plus loin : "Nous devons penser à nos sœurs qui sont maltraitées, aux femmes massacrées et victimes des revendications de leurs droits, nous devons aussi rejoindre toutes les femmes qui sont dans une situation misérable (maladie, emprisonnement injuste, violence de toute nature....). Nous devons également nous lever contre toutes les formes de discrimination basées sur le genre et le sexe, sans oublier d'exiger l'amélioration des conditions de vie des femmes dans les milieux socio-économiques et professionnels."

Mme Acquiline, de sa part, s'attaque aux injustices qui règnent dans notre société alors que tout le monde, y compris la justice, est aux aguets : " Nous devrions réfléchir aux moyens et aux manières d'éradiquer les lois et les coutumes qui contribuent à marginaliser les femmes, surtout celles des zones rurales, nous devrions également penser à toutes les femmes victimes de violences basées sur le genre et les soutenir de toutes les manières possibles, en tant que sujet de droit et membre d’une communauté ".

Q3 : Comment les hommes doivent-ils percevoir cette journée en 2021 ?

Sylvana ne pense pas qu'il faillait prendre en considération cette seule journée mais tous les jours de l'année car pour elle, une journée sans femme est incomplète... "Pas seulement en 2021, mais la perception de cette journée par les hommes devrait être la même chaque année. En effet, le combat des femmes devrait également préoccuper les hommes car derrière chaque homme il y a une femme et vice versa. Cela signifie que l'épanouissement des femmes profiterait également aux hommes. Je leur demande donc d'abandonner les messages et les attitudes qui dénigrent les femmes. Nous sommes leurs mères, leurs épouses, leurs sœurs et leurs filles", rajoute-elle.

Lorsqu'on a demandé à Diane comment les hommes devraient percevoir cette journée aujourd'hui, elle a répondu et suggéré ce qui suit et de manière assez impressionnante: « Les hommes devraient reconnaître cette journée comme féministe, ils devraient être actifs pour le bon déroulement de cette journée (laisser la femme libre de la célébrer, donner tout ce qui est nécessaire pour le bon déroulement de la journée ; ...).  Ils devraient aussi voir la femme comme un être très important qui donne la vie, qu'elle est le pilier du développement dans la vie socio-économique du foyer, ils devraient montrer le soutien à la femme par des actions positives et louables envers leurs épouses. »

Mme Acquiline pense également que la journée internationale de la femme ne devrait pas se limiter au 8 mars: « les hommes, de nos jours, devraient se mettre en tête que chaque jour est un 8 mars, afin que ce qu'il nous rappelle devienne une responsabilité quotidienne de tous pour que notre société avance dans l'intérêt de tous, indépendamment du sexe, de la race, de la religion et de l'affiliation politique. »

FORMATION DES ENCADREURS DES CLUBS SCOLAIRES DES DROITS HUMAINS SUR LA TOLERENCE LA PREVENTION ET LA GESTION PACIFIQUE DES CONFLITS

En réponse à l’un de ses axes stratégiques « Education aux droits humains », APDH a organisé un atelier de renforcement des capacités au profit de 30 encadreurs des clubs scolaires abrités dans 15  établissements scolaires (6 écoles de la province de Ngozi et 9 écoles de la province de Muyinga). La formation portait  sur la tolérance, prévention et  gestion pacifique des conflits, dans le cadre d’exécution d’un programme conjoint avec l'AFJB (Association des Femmes Juristes du Burundi), pour contribuer à l’objectif : « Appuyer et promouvoir la réalisation des droits, la prévention et le règlement pacifique des conflits au bénéfice des population vulnérables ».  

L’objectif de la formation est principalement de renforcer les capacités des encadreurs en vue de mieux faire leur travail d’encadrement et d’enseignement des droits humains dans leurs écoles respectives. Cette formation leur permettra d’organiser des séances de restitution au profit des élèves regroupés au sein des clubs,  au tour des thématiques ciblées par la formation.

Pendant trois jours consécutifs, le formateur a beaucoup insisté sur le thème de la tolérance et le reste de la durée de la formation étant réservé à la thématique de la gestion pacifique des conflits.

LA TOLERENCE QUID ? EN QUOI EST LA THESE IMPORTANTE DANS LE TRAVAIL DES ENCADREURS AU SEIN DES CLUBS SCOLAIRES ?

Dans sa présentation, le formateur a débuté par  la définition, l’importance, les avantages et les différentes formes de tolérances avant de montrer la place de la tolérance dans l’ensemble des valeurs sociales

Ayant reconnue la tolérance comme la valeur pivot des autres valeurs universelles et en citant Monsieur Gandhi :

« La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents ». M Gandhi,

le formateur ne pouvait que montrer en quoi cette valeur si chère à l’homme en général et à nos jeunes en particulier, peut être servie dans les écoles au sein des clubs scolaires dont les participants sont encadreurs :

 « Comment créer plus de compréhension, plus d’harmonie dans nos relations aux autres, ou avec nos proches ? Comment se relier à la tolérance pour évoluer vraiment, pour changer ? Comment faire pour l’inculquer chez nos jeunes élèves futurs monde de demain pour asseoir progressivement un monde de paix, de justice, d’équité et de respect des Droits Humains ?

La restitution des acquis de cette formation pourra être d’importance monumentale pour les élevés membres des clubs« …Cela leur profitera aujourd’hui et à l’avenir, ils auront ainsi plus d’opportunités dans l’éducation et les affaires. Les autres verront en eux des qualités telles que la compréhension, la valorisation de leur prochain ainsi qu’un travail harmonieux en équipe. »

Mais avant tout, les encadreurs doive savoir qu’ils sont appelés à être des modèles d’incarnation de cette valeurs pour pouvoir le refléter. Bref, leur rôle dans cette optique est vital : « Les élèves  sont le reflet de leurs parents, de leurs enseignants  et des autres membres de la famille. En toute logique, lorsque nous émettons des opinions nettes, absolues et fondées sur des préjugés, nous leur enseignons à faire de même. » Et de continuer…  « Puisque les enfants ne naissent pas de nature tolérants, il est d’une grande importance de commencer à les éduquer dans ce sens dès le bas âge » et selon le formateur, les meilleurs moyens d’enseigner les tolérances aux élèves sont

  • Un bon jugement,
  • Remettre en question les attitudes égoïstes et grossières dans leurs premiers environnements sociaux.
  • Renforcez sa personnalité et son courage face à l’injustice.
  • Ces moments de réflexion à chaud sont idéaux pour inculquer une valeur précise chez l’enfant. De plus, nous pouvons répondre à ses questions de manière logique, explicative et sans obligation extérieure.
  • Leur apprendre comment chercher l’unité et le respect, ainsi qu’un terrain d’entente au lieu de se battre.
  • Leur permettre de travailler en groupe.
  • Faire des jeux avec eux qui favorisent la différence des opinions.
  • Les aider à avoir une haute estime de soi et à sentir respectés, valorisés et acceptés.
  • Leur apprendre les diverses fêtes et célébrations religieuses qui ne font pas partie de leur tradition.
  • Répondre aux questions des enfants sur les différences, mais de manière respectueuse et honnête. Ils apprendront alors qu’il est possible d’observer et d’analyser les différences.
  • Démontrer votre reconnaissance et votre acceptation des différences qui existent dans votre propre famille. 
  • Valoriser les capacités, les styles et les intérêts qui font que chaque membre est unique.

 

C’est sur Ces recommandations que le thème des tolérances a été clôture avant d’entamer celui de la gestion pacifique des conflits.

ATELIER D’ECHANGE SUR L’APPROPRIATION, PERENISATION DU SERVICE FONCIER COMMUNAL ET LA VALEUR JURIDIQUE DU CERTIFICAT FONCIER

La terre étant essentiellement la source de survie pour plus de 90% des burundais, elle est souvent la cause d’interminables conflits au sein des communautés. L’un des moyens les plus efficaces pour la prévention et la lutte contre ces conflits est la sécurisation foncière au sein des services fonciers habilités. Le service foncier communal est devenu aujourd’hui le plus décentralisée des domaines et moyens de sécurisation foncière. Les textes de loi burundaise montrent l’importance de la certification foncière,    la loi communale du 19/02/2020 en son article 55 montre comment et combien la mise en place  d’un personnel communal, dont le responsable du guichet foncier est une nécessité. Ceci dit, il est difficile de dire que la valeur juridique du certificat foncier est comprise et interprétée de la même  façon par l’administration communale et par les instances de justice auxquelles la population fait recours en cas de conflits fonciers.

Dans cette optique, APDH a organisé ce mercredi 16 décembre un atelier d’échange à l’intention de quelques administrateurs et   juges des Tribunaux de Grande Instances et de Résidence  de la zone d’action :les communes des provinces de Kayanza (Kabarore, Matongo, Gatara et Kayanza), de Kirundo (Ntega et Kirundo), de Ngozi (Ngozi, Busiga et Nyamurenza) et de  Muyinga (Gashoho), les échanges étaient centrés sur les points suivants : comment assurer l’appropriation et la pérennisation du service foncier par la commune et comment valoriser le certificat foncier selon les prescrits de la loi.

 Etant donné que la commission foncière nationale est l’organe de l’état chargée du suivi-contrôle qualité des services fonciers communaux, un des assistants technique a été invité pour faciliter l’atelier.

Pourquoi l’administration locale et les instances judicaires ?

La plupart des services fonciers communaux ont été l’œuvre des partenaires techniques et financiers qui donnaient tout le nécessaire pour faire fonctionner le service. Le départ du PTF marque le début du manque de l’appui et souvent les communes ne sont pas préparées pour prendre la relève, d’où la diminution de la qualité des services offertes par le SFC. Sur demande de la population, quelques communes ont pu créer le service foncier mais son fonctionnement effectif reste lacunaire.

Les communes qui ont des services fonciers fonctionnels délivrent des certificats fonciers qui prouvent le droit de propriété, ce dernier permet au détenteur d’exercer tous les actes juridiques portant sur des droits réels prévus par la législation en vigueur et ces actes établis sont opposables aux tiers. Cette valeur juridique d’un certificat foncier lui conférée par la loi est souvent mis en cause par certains juges car interprétée différemment.

Lors de l’atelier, les participants ont émis des recommandations pour cheminer vers une appropriation et pérennisation effective :intégration administrative et financière des dispositifs dans l'organisation communale, la volonté et la capacité des administrateurs à suivre de près le fonctionnement des services et de la qualité des agents y affectés et de répondre  aux sollicitations des usagers fonciers à l'offre de sécurisation foncière, renforcement des capacités des autorités communales , allouer un budget suffisant aux SFC dans la prévision budgétaire des communes, que le secrétariat permanent de la commission foncière assure une coordination effective des intervenants dans le domaine et le suivi et contrôle qualité des services.

Pour que le certificat foncier ait sa valeur juridique comme la loi le prévoit, faut revoir les compétences des juridictions sur les terres certifiées, disponibiliser des moyens nécessaires pour que les agents fonciers fassent des enquêtes foncières approfondies sur les droits des propriétés à certifier, sensibiliser la population pour la certification de leur droits fonciers afin de réduire les conflits y relatifs.

Les participants ont pu comprendre le rôle de tout en chacun (administrateurs et juges) et que chacun va faire de son mieux en fonction de ses tâches et responsabilités pour bien servir la population, leur mise en application dépendra, non seulement de la volonté de l'autorité communale et du juge (TGI et TR) mais aussi et surtout des mesures du niveau central pour la susciter et la maintenir.

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